Cette session est la première présidée par Conrad GBAGUIDI, Premier Vice-Président du Conseil économique et social, exerçant les fonctions de Médiateur de la République.
Au-delà de cette évolution institutionnelle, cette ouverture marque surtout une volonté : faire de la médiation un outil toujours plus concret d’écoute, de dialogue et de recherche de solutions au service des citoyens et de l’administration.
69 recours, 23 administrations, huit jours de travail
Au cours de cette session, 69 recours concernant 23 administrations publiques seront examinés pendant huit jours de travaux.
Des chiffres qui traduisent avant tout des réalités humaines.
« Derrière chaque dossier, il y a une personne, une famille, une entreprise ou une collectivité qui attend une réponse de la République. Notre responsabilité est d’examiner chaque situation avec la même attention, la même rigueur et le même respect », a rappelé le Médiateur de la République.
L’objectif est donc de faire en sorte que chaque recours soit examiné avec sérieux, dans un esprit d’équité, d’écoute et de recherche d’une issue adaptée.
Une méthode : écouter, réagir, rechercher des solutions
Pour cette nouvelle étape de la vie de l’institution, le Médiateur de la République souhaite inscrire son action autour de trois principes simples :
Écouter, parce qu’aucune médiation efficace ne peut commencer sans une bonne compréhension des faits, des attentes du requérant et de la position de l’administration.
Réagir, parce que le temps administratif ne doit pas devenir une difficulté supplémentaire pour le citoyen.
Rechercher des solutions, parce que la vocation du Médiateur n’est pas seulement de constater les difficultés, mais de contribuer, chaque fois que cela est possible, à leur résolution dans le respect du droit et des responsabilités de chacun.
Une méthode volontairement simple, pragmatique et orientée vers les résultats.
Faire des administrations des partenaires de la solution
La réussite de la médiation repose également sur la qualité de la coopération avec les administrations publiques.
Le Médiateur de la République a ainsi salué la présence et la disponibilité des administrations ayant répondu à l’invitation de l’institution.
La médiation n’a pas vocation à opposer le citoyen à l’administration.
Elle doit, au contraire, permettre de mieux comprendre les situations, de rétablir lorsque cela est nécessaire le dialogue et d’identifier les solutions compatibles avec le droit, l’équité et le bon fonctionnement du service public.
« La coopération entre les institutions n’est pas une contrainte. Elle est une exigence de bonne administration et une marque de considération envers nos concitoyens », a souligné le Médiateur.
Consolider ce qui fonctionne, améliorer ce qui peut l’être
Cette première session ouvre ainsi une nouvelle étape qui se veut à la fois ambitieuse et pragmatique.
Il ne s’agit pas de tout recommencer, mais de consolider ce qui fonctionne, améliorer les méthodes de travail, renforcer la réactivité dans le traitement des recours et approfondir le dialogue avec les administrations.
L’ambition est également de rapprocher progressivement davantage l’institution des citoyens et de mieux faire connaître les possibilités de recours qui leur sont offertes.
Cette première session doit en constituer une traduction concrète : des dossiers examinés, des administrations mobilisées et, chaque fois que les circonstances le permettent, des solutions recherchées.
Pour le Médiateur de la République, la finalité demeure claire : être utile au citoyen, constructif avec l’administration et contribuer, par le dialogue, à l’amélioration du service public.
Écouter. Comprendre. Agir.
C’est dans cet esprit que s’ouvre cette nouvelle étape du Médiateur de la République.